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BULLETIN

DE JL^A.

SOCIÉTÉ EKTOMOLOGIÛIË

DE FRANCE

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 Reconnue comme institution d'utilité publique

PAR DÉCRET DU 23 AOÛT 1878

Natura maxime miranda in mini mis.

ANNEE 1921

290483

PARIS

A.TJ SlÈaE IDE TL.A. SOCIÉTÉ

HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES

28, Rue Serpente, VI" 1921

BULLETIN

DE 1L.A.

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SOCIETE ENT0M0L0GI9LE

DE FRANCE

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832

RECONNUE GOMME INSTITUTION D'UTILITÉ 4>UBLIQUE

PAH DÉCRET DU 23 AOUT 1878

Nalura maxime miranda in tninimis.

ANNÉE 1921

PARIS AU siii:GE DE XjA société

, HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES

28, Rue Serpente 1921

BULLETIN

DE LA

SOCIÉTÉ ËNTOIH0LO(ÏIOl]Ë

DE FRANCE

Article 56 des Statuts et du Règlement. Les opinions émises dans le Bulletin sont entièrement propres à leurs auteurs; la Société n'entend aucu-nement en assumer la responsabilité.

Typographie Finnin-Didot et C •. Paris.

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DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

MEMBRES DU BUREAU ANNÉE 1921

Président MM. J. Surcouf.

Vice-Président C. Dumont.

Secrétaire L. Chopard.

/" Secrétaire adjoint L. Berland.

2^ Secrétaire adjoint J. Berlioz.

Trésorier _ Ch. Lahaussois.

Archiviste-Bibliothécaire .1. Magnin.

Archiviste- Bibliothécaire adjoint. G. Mercier.

CONSEIL

MM. L. Bedel, E. Moreau, L. Semichon [membres restants),

i. AcHARD, H. Desbordes, —A. Méquignon (membres' nouveaux) \

et les membres titulaires du Bureau.

COMMISSION DE PUBLICATION

MM. L. Bedel, J. de Joannis, F. Larrousse, P. Lesne. Et. Rabaud, les membres titulaires du Bureau et les Secrétaires adjoints.

COMMISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE

MM. L. Bedel. J. de Joannis, P. Lesne, et les membres titulaires du Bureau.

COMMISSION DES COLLECTIONS (1920-1922)

MM. L. Bedel, H. Desbordes, J. de Joannis, L. Lécuru,

J. de Gaulle, J. Clermont, J. Magnin.

COMMISSION DU PRIX DOLLFUS ET DU PRIX PASSET

MM. J. AcHARD, J. DE JoaSnis, F. Larrousse, P. Lesne, A. MÉQUIGNON, E. Moreau, Et. Rabaud, J. Surcouf. P. Vayssière.

Dull. Soc. eut. Fr. [1921]. 1.

2 Bulletin de la Société entomologiqiie de France.

Siéanec «lu 1!3 janvier 19S1

Présidence de M. J. SURCOUF.

Sommaire

Lettre du Président de 1920, p. 2. Altocution du Président de 1921, p. 3. Co7-respondance, p. 5. Distinction honorifique, p. 5. Changements d'adresses, p. 5. Admissions, p. 5. Présentations, p. 6. Exonérations, p. 6. Démissions, p. 6. Contributions à nos Publications, p. 7. Nomination d'un Membre donateur, p. 7.

Observations diverses. J.-J. Kieffer. Noies synonymiques [Dipt.], p. 7.

Communications. V. Laboissière. Diagnoses de Galerucini nouveaux d'Afrique [Col. Chrysomëlidae], p. 7. M. Nègre et F. Picard. Sur les mœurs et la présence en F"rance de Laspeyresia conicolana Heyl. [Lep. Tortricidae], p. 10. h. Dupont. Les localités françaises de Melitaea Aurélia Nick. [Lep. Rhopalocera], p. 12. A. Gervais d'Aldin. Sur Melitaea Aurélia Nick., race de l'Oise [Lucasi Verily), p. 14. Ch. Obertirir. Race française de Melitaea /l wre^ia Nick. [Lep. Rhopalocera], p. 14. Ch. Obertiiur. Le Chrysophamis dispar Haworth [Lep. Rho- palocera] de Hollande, p. 15. J.-L. Lacroix. Note sur Panorpa com- munis L. [Mecoptera] en France, p. 16.

M. J. AcHARD, Président sortant, retenu par une grave indisposi- tion, s'excuse de ne pouvoir assister à la séance et adresse la lettre suivante :

Mon cher Président,

Je suis depuis quelques jours retenu à la chambre par une malen- contreuse congestion pulmonaire. Et, bien que je me trouve déjà sensiblement mieux, le médecin ne me laisse aucun espoir de pouvoir demain assister à la séance de la Société entomologique. J'en suis d'autant plus mortifié que je suis ainsi privé du plaisir de vous sou- haiter moi-même la bienvenue au fauteuil de la présidence.

En prenant vos fonctions, vous trouverez notre Société dans une situation difficile au point de vue financier. Les exigences de notre imprimeur dépassent, et de beaucoup, nos ressources. Pour y faire face, nous avons limiter le développement de nos publications, faire appel à la générosité de nos collègues, demander aux auteurs de contribuer aux frais d'impression de leurs travaux, enfin envisager la possibilité d'une augmentation volontaire de la cotisation.

I Séance du 12 janvier 1921. 3

Malgré le secours des pouvoirs publics, et bien que de généreux collègues parmi lesquels je rappellerailes noms de MM. Jules Grouvelle, L. Dupont, Morgan Hebrard, soient venus à notre aide, noire Trésorier vous dira que nous avons à peine récupéré la moitié du déficit de l'année.

Je vous laisse donc, mon cher Président, en présence d'une œuvre inachevée et avec la charge de lutter contre les mêmes difficultés qui, pendant toute cette année, se sont dressées devant moi.

Vous trouverez autour de vous pour vous aider dans cette tâche des collègues dévoués, nos amis Chopard, Lahaussois et Magnin. Je leur dois l'expression de ma gratitude pour leur précieuse collabora- tion et je suis convaincu que, comme moi-même et comme mes pré- décesseurs, vous vous louerez d'être entouré de tels collaborateurs.

L'ieuvre que vous avez à accomplir, mon cher Président, n'est pas, j'en suis sur, au-dessus de vos forces. Vous la mènerez à bien et très certainement vous aurez dans un an le plaisir, que je n'ai pas aujour- d'hui, de voir notre Société de nouveau prospère et suivant la voie de ses destinées, désormais libre de tout obstacle.

Je vous prie, mon cher ami, de bien vouloir m'excuser auprès de nos collègues .et d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.

J. Achard.

Après avoir souhaité, au nom de la Société, un prompt rétablisse- ment à M. J. Achard, le Président prononce l'allocution suivante :

Mes chers Collègues,

Permettez-moi de vous dire combien je suis sensible à l'honneur que vous avez bien voulu me faire en m'appelant à la Présidence de la Société entomologique de France, mais c'est une tâche ingrate de succéder à mon distingué prédécesseur, M. Achard, qui a su non seu- lement par son tact et sa courtoisie remplir au mieux les délicates fonctions dont je suis investi aujourd'hui, mais en outre administrer d'une façon qu'on ne saurait trop louer les finances de notre Société.

La tradition de la Société veut que, dans une certaine mesure, les représentants des diverses branches de l'Entomologie président suc- cessivement; il y a longtemps que pareil honneur n'était échu à un Diptériste, mais les Diptères étaient moins recherchés qu'aujourd'hui et l'imporlance de leur biologie et de leur rôle en pathologie tant ani- male que végétale n'était qu'esquissée; depuis que l'élan a été donné,

4 Bulletin de la Société entomologique de France.

de nombreux chercheurs, en France et à l'Etranger, se sont passionnés pour l'élude de la biologie et de la morphologie de ces insectes, malgré la pénurie des ouvrages spéciaux et l'absence de collections organisées. C'est à cet ensemble de chercheurs et à l'importance grandissante de leurs travaux que s'adresse la flatteuse désignation dont je suis aujourd'hui l'objet.

Mes chers Collègues, la situation matérielle fâcheuse de notre Société pouvait faire craindre un ralentissement de sa production intellectuelle et un amoindrissement de son recrutement; il n'en a rien été, au con- traire même, car l'ensemble des efforts de la plupart d'entre nous a eu pour premier résultat d'augmenter le nombre de nos sociétaires malgré les décès et la démission de quelques-uns de nos collègues. Cet accroissement prouve bien la vitalité de notre Société.

En outre, de nombreux dons nous sont parvenus, d'autres devront être sollicités, et il faut qu'ils le soient par chacun de nous, car le but de la Société est de se rendre utile; il faut donc qu'elle produise « contre vent et marée », comme disent les gens de chez moi, car une Société scientifique ne vit et ne progresse que par le nombre, la valeur et la diversité de ses publications. Notre Société possède une bibliothèque admirable, elle comprend une élite de naturalistes, de savants, de chercheurs, de passionnés qu'on ne saurait trouver ailleurs; elle doit donc être le point de ralliement de tous ceux que l'étude de l'Histoire naturelle, c'est-à-dire de la vie elle-même, intéresse.

Continuons donc à intensifier la propagande qui a été si bien com- mencée.

Les difficultés matérielles que nous avons rencontrées cette année ne pourront être surmontées que par des sacrifices pécuniaires ; ces sacrifices, nous y sommes résolus et nous vous les soumettrons. Tout d'abord, s'il est réglementaire que les cotisations doivent être capita- lisées, il n'en est pas ainsi des legs et des dons que la Société a reçus et recevra, ce sera donc à ce fonds que nous nous adresserons, pour parfaire ce qu'a commencé M. Achard. La somme nécessaire sera prélevée pour combler le déficit et des modifications intérieures permettront au Trésorier d'avoir en dépôt et sous la main toutes les sommes nécessaires au prompt règlement de nos factures arriérées. Ceci nous mettra en meilleure posture pour profiter de la baisse, dès qu'elle se produira, et elle ne saurait tarder.

Grâce à ces mesures, nous pourrons continuer la publication régu- lière du Bulletin et des Annales.

Certains abus devront être supprimés, tel celui accordant â tout

Séance du 12 janvier i92l. o

membre exonéré de ses cotisations une prime de dix volumes à choisir dans les collections de la Bibliothèque. Or, l'article 10 du Règlement est formel; il précise que les membres à vie pourront, et sous certaines réserves, obtenir ces ouvrages ; c'est donc une faveur et non un droit. Du reste, peut-être pourrons-nous la rétablir pour les membres bien- faiteurs; ceci dépendra de l'importance des collections qui nous restent.

J'estime qu'avec cet ensemble de mesures, nous pourrons attendre que la situation générale s'affermisse; mais n'oublions pas que, si nous sacrifions une partie de notre fortune au rétablissement de notre situation pécuniaire, c'est dans le seul but que la Société en profite dans l'avenir.

Je vous prie donc, mes chers Collègues, de bien vouloir payer de votre personne en activant l'achèvement des travaux en cours, en nous apportant des mémoires nouveaux, enfin en augmentant de toutes façons le renom de l'antique et célèbre Société entomologique de France.

Le discours de M. J. Surcouf est, à plusieurs reprises, chaleu- reusement applaudi.

*

M. DE Franchessin, récemment admis, assiste à la séance.

Correspondance. M. Louis Dupont remercie la Société de sa nomination comme membre donateur.

MM. G. Lelarge, L. Lhoste et Ch. Legrano remercient la Société de leur admission.

Distinction honorifique. M. le D"" Ed. Sergent, directeur de l'Institut Pasteur d'Alger, a été nommé récemment Membre corres- pondant de l'Académie de Médecine.

Changements d'adresses. M. J. Jourdain de Muizon, 26, rue Nationale, Rochefort-sur-Mer (Charente-Inf''^).

M. le D'" P. Portier, professeur adjoint à la Faculté des Sciences de Paris, 34*«'', avenue Victor-Hugo, Bourg-la-Reine (Seine).

Admissions. M. E.-W. Adair, Turf Club, Le Caire (Egypte). Entomologie générale.

M. E. B. AsHBY, lieutenant, .36, Bulstrode Road, Hounslow, London W. (Angleterre). Entomologie générale.

M. G. Durand, àBeautour', commune de Bourg-sous-la-Roche, par la Roche-sur-Yon (Vendée). Lépidoptères.

M. DE Franchessin, 0.*, i§i, lieutenant-colonel, 147, boulevard Malesherbes, Paris, 17^, Entomologie générale.

6 Bulletin de la Société entomologique de France.

M. A. Lâurent-Atthalin, 0. '^, #, secrétaire général de la Banque de Paris et des Pays-Bas, H bis, rue de Bellechasse, Paris, 7^ Lépidoptères. ,

M. J. Lefèvre, poste restante, Rio-de-Janeiro (Brésil). En- tomologie générale.

M. A. Le Renard, 20, avenue des Gobelins, Paris, o". Coléo- ptères.

M. R. SuDRE DE Carlières, Ingénieur des Mines, 33, rue George- Sand, Paris, 16'^. Coléoptères.

M. G. TALBOT,curatorofthe « Hill Muséum », Mon Plaisir, Worm- ley, Surrey (Angleterre). Lépidoptères.

M. J. DE Wailly, 79, avenue Bosquet, Paris, 8% présenté par M. L. Lhomme, [admis à titre de Membre assistant]. Lépidoptères.

M. G. DE Wailly, 79, avenue Bosquet, Paris, 8% présenté par M. L. Lhomme, [admis à titre de Membre assistant]. Lépidoptères.

Présentations. M. le D"" Aghalme, directeur du Laboratoire co- lonial, 1, rue Andrieux, Paris, 8% présenté par M. J. Surcouf. Commissaires-rapporteurs : MM. Et. Rabaud et P. Lesne.

M. P. Corbière, négociant, 54, rue de Prony, Paris, 17% présenté par M. A. Lavallée. Commissaires-rapporteurs : MM. J. de Joan- Nis et E. More AU.

M. le R. P. Caius, professeur de Zoologie, S' Joseph's Collège, Trichinopoly (Indes anglaises), présenté par M. J. Sùrcouf. Commis- saires-rapporteurs : MM. J. de Joannis et E. Moreau.

M. L. GuiLLEMART, propriétaire à Sacy, par Ville-Dommange (Marne), présenté par M.Ch. Demaison. —Commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et H. Desbordes.

M. J. GoBERT, élève à l'École forestière, Nancy (Meurthe-et-Mo- selle), présenté par M. R. Lienhart. Commissaires-rapporteurs : MM. L. Bertin et R. Peschet.

M. A. M. Hemon, 36, rueGay-Lussac, Paris, 5% présenté par M. le D"^ P. Portier.— Commissaires-rapporteurs: MM. J. Magnin et G. Pé-

GOUD.

M. J. Pertuiset, ingénieur-électricien, 82, avenue de Wagram, Paris, 17% présenté par M. F. Bernard. Commissaires-rapporteurs : MM. J. Magnin et Ch. Lahaussois.

Exonérations. MM. E.-W. Adair, E.-B. Ashby et Ch. Legrand se sont fait inscrire comme membres à vie.

Démissions. MM. Léo Uufau et J. Minsmer ont adressé leur démission qui est acceptée.

Séance du 12 janvier 1921.

Contributions à nos Publications.

Le Trésorier a r

nos Publications les sommes suivantes :

M. F. Bernard,

200 francs

M. A. BOURGOIN,

2o

M. le P-- E. BuGNiON,

2o -

M. le D"- A. CROsr

2o

M. H. Desbordes,

200

M. L. Gardey,

2o

M. A. Gervais d'Aldin,

10

M. A. Hoffmann,

10

M. J. LiGHTENSTEIN,

100 -

M. H. PlERSON,

20 -

M. J. RONDOU,

20 -

Anonyme,

13 -

MM. M. NÈGRE et F. Picard et M. J.-L. Lacroix ont offert les simili-gravures accompagnant leurs notes dans ce Bulletin.

Nomination de Membres donateurs. MM. F. Bernard et H. Desbordes sont nommés Membres donateurs de la Société.

Observations diverses.

Notes synonymiques [Dipt.]. M. J.-J. Kiepfer indique les changements de noms suivants :

Culicoides JCie/feri Pat to n 1913 (non Gœtgheb uer 1910) = Culicoides Pattoni, nom nov.

Culicoides flaviventris Abreu 1918 (non Gœtghebuer 1910) = Culicoides Abreui, nom. nov.

Camptochironomus aprilinus Kieff. (non Chironomus aprilinus Meigen, error) =^ Camptochironomus atrofasciatus, nom. nov.

Communications

Diagnoses de Galerucini nouveaux d'Afrique

[Col. Chrysomelidae] par V. Laboissikre.

Galerucella hamaticornis, n. sp. Forme grande, allongée, subparallèloj testacé sombre ou rougeàtre, calus surantennaires, une

8 Bulletin de la Société entomologique de France.

tache sur le vertex, antennes, à partir du quatrième article, et cinq taches sur le prothorax noirs ; élytres brun bronzé, recouverts d'une pubescence couchée, très serrée et très fine, jaune, qui leur donne une teinte d'aspect verdâtre, bord latéral et sommet lestacé rougeâtre ; dessous cl pattes noirs, plus ou moins variés de testacé. Long. 8-12 mm. ; larg. 3,5-5,5 mm.

cf. Sixième article des antennes avec, au sommet, un léger pro- longement conique, externe, le septième en forme de crochet avancé et creusé en dessous d'une fossette lisse; articles 8-11 avec une ca- rène lisse en dessus.

Afrique Orientale : Kijalé [ait. 2.100], (Alluaud et Jeannel, déc. 1911).

Apophylia Jeanneli, n. sp. Allongé, parallèle ; jaune testacé, antennes rembrunies à partir du deuxième article, une tache carrée sur le vertex, trois sur le pronotum, et écusson noirs; élytres vert faiblement doré, pubescents, densément et rugueusement ponctués. Le pronotum est fortement transversal, près de deux fois et demie plus large que long, fortement impressionné de chaque côté; les taches noires sont placées : une de chaque côté, recouvrant tout le bord latéral en dessus et en dessous, la troisième, médiane, en carré, les angles atteignant la base et le sommet. Dessous et pattes testacés, les tibias et tarses en partie rembrunis. Long. 6-7 mm.

cf. Ongles bifides, dernier segment abdominal échancré en arc de cercle.

9 . Ongles appendiculés, dernier segment abdominal entier.

Afrique Orientale : Bura (Alluaud, sept. 1909), (Alluaud et .Ieaînnel, mars 191â). Muséum de Paris et coll. Laboissière.

Platyxantha versicolor, n. sp. Testacé rougeâtre; tête rou- geâtre, sommets des mandibules, palpes maxillaires et antennes noirs ; pronotum rougeâtre, marqué sur sa moitié antérieure d'une tache vert bronzé ou bleuté, occupant même une partie des fossettes ; écus- son rougeâtre ; élytres bronzés ; dessous testacé rougeâtre, glacé de pourpre ou de verdâtre par places; cuisses vert métallique, tibias noirs à base testacée, tarses noirs.

cf. Antennes longues, articles 4-10 arrondis en dehors,- sommet des tibias prolongé en dessus en lamelle conique, dernier segment abdominal trilobé.

Afrique Orientale : Guasso Nyro dans le Sotik; plaine Loita, rivière Narossera (G. Babault), 2 9;— Bura (Alluaud et Jeannel, mars 1912), 1 cf.

Platyxantha versicolor var. iridis, n. var. Tète verl mè-

Séance du 12 janvier 192 L 9

tallique dans sa partie antérieure, vertex vert bronzé; pronotum et élytres bronzés ou cuivreux, écusson vert; dessous de la tête noir brillant, prosternuni bleu vert ou violet pourpre ; poitrine et abdomen testacé rougeàtre, glacés de vert ou de pourpre, les segments abdo- minaux parfois bordés de vert au sommet. Long. 6-8 mm.

Afrique Orientale : dans le Sotik, rivière Amala; vallée du Lemek (G. Babault).

Platyxantha depressa, n. sp. Jaune testacé sale, partie supérieure de la tête noire; pronotum unicolore ou bordé de noi- râtre sur les côtés; une bande basale sur les élytres descendant sur le bord latéral et en pointe étroite sur la suture, noir bleu ; vers le tiers postérieur, se trouvent deux petites taches transversales presque confluentes, brunâtres; antennes pâles, deux derniers articles rem- brunis; poitrine faiblement rougeàtre, le reste en dessous et les pattes testacé pâle. Long. 4-4,75 mm.

Afrique Orientale : Neu-Mosclii [ait. 800 m.], dans la zone inférieure du mont Kilimandjaro (Alluaud et Jeannel, avril 19i2). Muséum de Paris et coll. Laboissière.

Aenidea bicolor, n. sp. Q. Jaune testacé; tête et pronotum roux vif, glacé de pourpre, écusson rougeàtre'; élytres vert métal- lique brillant; antennes testacées, sommet des articles rembruni; pattes testacé pâle, sommet des tibias et tarses bruns. Tête finement réticulée ainsi que le pronotum ; quelques points épars sur ce dernier qui est coupé transversalement en dessous du milieu ; élytres den- sément et assez fortement ponctués ; tibias postérieurs prolongés à leur sommet en pointe obtuse, premier article des tarses postérieurs aussi long que les suivants réunis. Long. 6 mm.

Afrique Orientale: Nyangnori dans le Nandi occidental (Alluaud, oct. 1904). Muséum de Paris et coll. Laboissière.

Aenidea nigriventris, n. sp. cf. Jaune rougeàtre brillant; labre, mandibules, palpes, élytres et abdomen noir brillant, les troi- sième et quatrième articles des tarses rembrunis. Tête creusée sur sa partie antérieure d'une profonde fovéole lisse; du sommet part un canthus et, à la base, se trouvent deux élévations ovalaires légère- ment obliques. Long. 7 mm.

Ouganda : Région de Mubende, dans la province d'Ounyoro (Alluaud, 1909), 1 cf. Muséum de Paris.

Hyphaenia africana, n. sp. Jaune testacé faiblement rou- geàtre; tète et pronotum rougeâtres, lisses, le second creusé après le

10 Bulletin de la Société entomologique de France.

milieu d'un sillon transversal, large et peu profond; antennes tes- tacées, les trois derniers articles bruns, plus longues que le corps, cf ? un peu moins, Q, couvertes de poils longs, hérissés; yeux gros, globuleux; écusson testacé. Élytres jaune testacé pâle avec, sur la base, le bord latéral et le sommet une bande noir bleu; surface fine- ment et densément ponctuée; jambes testacées, tibias et tarses rem- brunis. — Long. 5 mm.

Afrique Orientale : Tavéta [ait. 750, m.] (Alluaud et Jeannel, mars 1912). Muséum de Paris et coll. Laboissière.

Sur les mœurs et la présence en France de Laspeyresia conicolana HeyI. [Lep. Tortricidae]

par M. NÈGRE et F. Picard.

La forêt de Saint-Guilhem-le-Désert, aux confins de la région de l'Olivier et de la zone des basses montagnes de l'Hérault, est bien connue des entomologistes pour sa riche faune de Coléoptères, grâce surtout aux recherches de V. Mayet. Sa situation élevée, en même temps qu'abritée et très bien exposée, lui permet de réunir un grand nombre d'espèces dont les unes ont un caractère montagnard, les autres landais, d'autres enfin nettement provençal ou même nord- africain. Mais la richesse de sa faune est. due surtout à son peuple- ment de Pin laricio des Cévennes ou Pin de Salzmann, essence attirant bien plus les xylophages que le Pin d'Alep de la plaine.

Cette localité ayant été explorée surtout par des coléoptéristes, les autres ordres d'insectes ont peu attiré l'attention jusqu'ici. Ils le mé- riteraient cependant, témoin la présence àWrachnocephalus Yersini Sauss., Gryllide des zones chaudes, qui ne quitte guère en France le littoral de la Provence (•). Nous croyons donc intéressant de signaler la découverte que nous avons faite à Saint-Guilhem d'un Tortricide vraisemblablement nouveau pour la France, le Laspeyresia conicolana Heyl.

La forêt ayant partiellement été détruite par les incendies qu'al- lument inlassablement les possesseurs de chèvres d'alentour, une provision de cônes de Pin laricio fut récoltée en vue de semis, mais la moitié environ des graines fut détériorée et, au printemps de 1914,

(1) On retrouve cependant cet Insecte dans l'Hérault, à Palavas, dans les sables maritimes.

Séance du 12 janvier 1921.

11

une nuée de papillons s'échappa de ces cônes. Nos observations, inter- rompues par la guerre, furent reprises après la cessation des hostilités, et nous pûmes constater, notamment au printemps de 1920, que les dégâts continuaient et que la majorité des graines étaient dévorées. L'adulte, envoyé à plusieurs reprises à notre collègue M. J. de Joannis, fut reconnu par lui comme étant le Laapeyresia (Grapholitha) conicolana Heyl., espèce trouvée seulement en Hollande et en basse Autriche, elle attaque les fruits du Pin sylvestre.

Dans nos élevages, les papillons se montrèrent en avril et au début de mai, donc plus tôt que dans l'Europe centrale ils paraissent en mai et juin. L'espèce n'a qu'une seule géné- ration et son cycle, d'après ce que nous avons pu voir, sem- ble très comparable à ce- lui de Laspeijresia strobi- lella L., c'est-à-dire que le papillon pond au prin- temps, que la chenille se développe en été, hiverne et ne se chrysalide qu'au printemps suivant, une quinzaine de jours avant de devenir adulte. Nous avons encore trouvé quel- ques chenilles au début d'avril, en même temps que de nombreuses chry- salides. Il est à remarquer que ces chenilles étaient blanchâtres avec la tête d'un marron foncé, et non

d'un vert jaunâtre à tête noire, comme on les a décrites. Peut-être va- rient-elles de couleur en même temps qu'elles augmentent de taille. Ces larves parcourent l'axe du cône et pénètrent dans les écailles elles subissent leur métamorphose, de sorte que le papillon sort par la tranche de l'écaillé en entraînant avec lui la dépouille nympliale qui reste (ichée par la pointe dans le subsiratum, comme le montre la

Fig. 1. Cône de Pin de Salzmann déformé par le Lapeyresia conicolana Heyl.

12 Bulletin de la Société entomologique de France:

photographie ci-jointe. On voit aussi, d'après cette figure, que le cône est déformé et fortement incurvé, déviation qui provient du séjour de l'insecte dans l'axe pendant la période de croissance du cône.

Ceci nous amène à rectifier une observation faite par Calas ('). Dans sa monographie du Pin de Salzmann, cet auteur donne comme caractère spécifique, contribuant à le distinguer des espèces voisines (Pin noir d'Autriche, Laricio de Corse, etc.), le fait que ses cônes affectent sans exception une forme légèrement cintrée, la partie con- vexe tournée vers le ciel. Un examen attentif nous a montré qu'il n'en était rien. On trouve, en petit nombre il est vrai, des cônes par- faitement réguliers, dont l'axe est rectiligne; les cônes cintrés sont plus nombreux, mais alors que les premiers sont sains, ceux-ci sont tous attaqués par le Tortricide. Calas a donc pris pour un caractère spécifique ce qui n'est qu'une déformation parasitaire extrêmement fréquente.

La larve d'une Cécidomyie, dont nous n'avons malheureusement pas encore pu obtenir l'adulte, fait aussi des dégâts importants dans le cône du Pin de Salzmann. Elle l'attaque peu de temps après sa formation, probablement en juin-juillet. Sa piqûre produit une abondante exsudation de résine qui boursoufle le cône, le désarticule et le rend difforme. Il cesse de croître, se dessèche à l'automne de sa première année ou au printemps suivant, et plus de la moitié des jeunes cônes de Pin laricio de Saint-Guilhem présentait en 1914 la forme caractéristique produite par ce Diptère. Cette Cécidomyie attaque aussi les fruits du Pin sylvestre, très rare d'ailleurs à Saint- Guilhem.

Les localités françaises

de Melitaea Aurélia Nick. [Lep. Rhopalocera]

par L. Dupont.

Tous les lépidoptéristes auront lu avec intérêt dans le Bulletin [1920], p. 272, la note de M. le D'' Vérity sur la valeur spécifique du Meli- taea Aurélia Nick. et sur l'existence en France de cette espèce dont le P"^ RÉVERDiN vient d'étudier les genitalia avec sa maîtrise incon- testée.

Mais il me paraît nécessaire d'apporter quelques réserves aux assertions du D'' Vérity relatives à l'ignorance totale les lépido- ptéristes français auraient été jusqu'ici relativement à l'existence de

(1) Calas. Le Pin laricio de Salzmann. Paris, Imprimerie nationale, 1900.

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M. Aurélia clans leur pays. « Aucune localité exacte n'était connue >-. écrit notre collègue italien, jusqu'à la découverte faite à Moreuil (Oise) par le commandant Daniel Lucas, sauf celle de Vibraye.

Or. dès 1878, Berce, dans le et dernier volume de sa Faune française des Lépidoptères, aux additions et corrections (p. 374 et sqs.) donne une description comparative de M. Aurélia. Il y joint un tableau comparatif de l'œuf et de la chenille des trois espèces : Athalia, Auré- lia et Parthenie, tableau qui lui avait été communiqué, dit-il, par son collègue GoossENS. Il ne manque pas d'indiquer l'important caractère des palpes, roux chez Aurélia, bruns chez Athalia. Comme localités, il cite seulement Lardy et Chamarande, persuadé d'ailleurs que l'espèce se retrouvera dans beaucoup d'autres endroits.

Dès l'année suivante, en eflet (1879), Maurice Sand, dans son cata- logue raisonné du Berry et de l'Auvergne, indiquait Aurélia de Saint- Florent (Cher) et de Nohant (Indre), avec la variété britomartis. Il insiste sur l'identité de cette dernière.

Dans la précieuse consultation lépidoptérologique que M. Charles Oberthûr publiait en 1914 dans la Feuille des jeunes Naturalistes, et qui fut malheureusement interrompue par la guerre, notre éminent collègue cite les indications de Sand, mais non celles de Berge (n" du 1^'^ juillet, p. 105). 11 déclare connaître authentiquement Aurélia de la forêt de Samoussy, dans l'Aisne, ainsi que de Vibraye. Il ajoute que, d'après des entomologistes dignes de foi, Aurélia se trouverait aussi en Franche-Comté- et à Compiègne. La découverte faite depuis à Moreuil (Oise) par M. Daniel Lucas rend cette dernière localité fort vraisemblable.

J'ajouterai que ma collection contient trois Melitaea Aurélia pris à Corbie (Somme), qui m'ont été donnés, il y a bien des années, par M. E. BouLLET et plusieurs autres individus provenant des doubles de la collection Fallou qui furent vendus en 1896 avec la bibliothèque de ce lépidoptériste distingué. Ces exemplaires portent l'étiquette, de la main de notre collègue, « Bouray, fin juin ». Ces exemplaires n'ont pas, évidemment, été examinés au point de vue des genilalia, mais ils répondent bien aux descriptions ù! Aurélia et présentent nettement le caractère des palpes roux. Il doit exister des exemplaires sembla- bles dans la collection Fallou conservée aujourd'hui au Muséum.

J'ajouterai, en terminant cette note, que parmi les nombreux exem- plaires dWthalia et de Parthenie que j'ai capturés à Pont-de-l' Arche et en d'autres points de la Normandie, exemplaires dont plusieurs sont assez aberrants, aucun ne présente les caractères d'Aurélia.

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Sur Melitaea Aurélia Nick., race de l'Oise {Lucasi Vérity) par A. Gervais d'Aldin.

La note du D"" R. Vérity, parue dans ce Bulletin [1920], p. 272, consacre l'existence en France de M. Aurélia Nick. comme un fait nouveau et complètement inconnu des lépidoptéristes franrais. Per- sonnellement, j'avais capturé un premier exemplaire de cette espèce, dans l'Oise, près de Sentis, vers 1900; après plusieurs années de recherches inutiles, je récoltai tin juin 1913 et un peu plus tôt en 1914 quelques Q de cette espèce dans une clairière du bois de la Vidamée, regardant Senlis; en 1919, j'en pris à nouveau une vingtaine d'exem- plaires le 12 juin et autant le 17 juin.

PiERRET indique que l'espèce se trouve également en forêt de Chan- tilly, à l'extrémité de la route du Connétable, près le Clos de la Table et sur les hauteurs du M^ de ; j'ai appris en outre qu'elle avait été prise dans la forêt de Compiègne par Emmanuel Martin et la collection PoujADE, au Muséum de Paris, renferme une trentaine d'exemplaires des environs de Pierrefonds, étiquetés 7-13 juin 1897. Il se peut que la forêt de Chantilly soit de nouveau habitée par ;)/. Aurélia, car on y a fait, pendant la guerre, des coupes sévères qui ont éclairci complè- tement les abords de la Table, vers Chantilly, et on sait que cette espèce aime non seulement les bois frais, mais encore les espaces découverts et herbus.

En somme, il s'agit bien d'une vieille espèce française qui a été fré- quemment confondue avec les formes voisines, Athalia Rot t. et Par- thenie Rkh.

Race française de Melitaea Aurélia Nick.

[Lep. Rhopalocera]

par Charles Oberthûr.

Pour ajouter un supplément d'information à la note que mon ami le D"" Roger Vérity a publiée relativement à Melitaea Aurélia {Bull. soç_, ent. Fr. [1920], pp. 272-274), je puis assurer que cette espèce était fort abondante, en juin 1909, dans les environs de Samoussy (Aisne).

J'ai fait représenter dans le volume IV des Études de Lépidoptéro- logie comparée, sous les N'"^ 352 et 353 de la pi. XLV, le cf et la Ç

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de Melitaea Aurélia, de Samoussy, comparativement à la forme qui vole sur la route du Simplon, près du Refuge 2, figurée sous les n°= 339 et 360 de la même planche XLV. En outre, deux aberrations de cette espèce sont représentées sous les n°^ 334 [melanaurelia, d'Os- nabriick) et ZQ\.[melanoptera, de Berlin).

Le Melitaea Aurélia est donc bien authentiquement français; il habile la forêt de S*-Germain et se rencontre vers l'ouest, jusque dans la forêt de Vibraye (Sarthe, aux confins du Loiret).

Ainsi que je l'ai fait connaître (Et. Lép. comp., III, p. 248), Emmanuel Martin l'avait trouvé dans la forêt de Compiègne. Il serait intéressant de consulter au Muséum national d'Histoire naturelle, l'an- cienne collection Fallou qui contient probablement quelques exem- plaires provenant de l'Oise.

En examinant les séries de Melitaea Aurélia provenant de Sa- moussy, de Suisse, de Bavière, de Hongrie, de Laponie, de Sibérie et qui sont rangées dans ma collection, je me suis aisément rendu compte que, considérés dans leur ensemble, les exemplaires du dé- partement de l'Aisne présentent, comme caractère un peu spécial, une teinte fauve plus claire sur le dessus de leurs ailes que les échantillons des localités plus orientales. A Samoussy, comme dans l'Oise, la forme géographique peut donc être distinguée par le nom Lucasi Verity.

Le Chrysophanus dispar Haworth

[Lep. Rhopalocera] de Hollande

par Charles OberthUr.

J'ai déjà entretenu la Société entomologique de France [Bulletin [1920], p. 2o7) de la redécouverte en Hollande du Chrysophanus dispar. Je puis ajouter aujourd'hui quelques nouveaux renseigne- ments susceptibles d'intéresser les lépidoptéristes.

C'est en Friesland que le magnifique Lycaenide a été retrouvé. Les deux sexes de la race néerlandaise sont bien semblables à la race anglaise éteinte depuis longtemps. Les cf sont, en dessus, d'un rouge ponceau très vif, mais mat et non « glossy », comme disent les Anglais pour décrire virgaureae ; les côtés de l'abdomen sont saupoudrés d'écaillés d'un roux doré ; en dessous, le fond des ailes supérieures est orangé vif et le fond des inférieures est d'un gris un peu bleuâtre, surtout vers la base; tous les points noirs sont

16 Bulletin de la Société entomologique de France.

assez gros, surtout aux supérieures ils sont élégamment cerclés de blanc légèrement jaunâtre; aux inférieures, l'encerclement des ocelles noirs est blanc pur. Le bord marginal des supérieures est gris et, aux inférieures, une large bande rouge vermillon se développe, en- tre deux rangées de petits points noirs, le long du bord terminal dont elle est séparée par un espace gris. Le dessous du corps et les pattes sont d'un gris ;clair un peu bleuâtre. En dessus, une frange fine, d'aspect très vif, blanche, est contiguë à l'entourage noir des ailes; cette frange remonte, le long du bord anal, jusqu'à l'insertion des ailes inférieures près du corps.

D'après les indications écrites sur les étiquettes, le vol a lieu du 27 juin au 19 juillet.

Quant aux Q, le fond des ailes est d'un noir profond en dessus, avec le disque des supérieures et le bord des inférieures d'un rouge plus ou moins orangé, remontant parfois le long des nervures de- puis le bord des inférieures et s'étendant jusque vers le milieu des ailes. Le dessous est à peu près comme chez le cf ; mais, en quel- ques exemplaires Q, les points noirs sont plus petits, notamment aux ailes supérieures.

Les entomologistes hollandais connaissent la chenille de Chryso- phaniis dispav et obtiennent de la chrysalide des exemplaires su- perbes.

Le Chrijsophanus dispar anglais était le plus beau papillon des îles britanniques. Il y a été vraisemblablement détruit par le zèle immo- déré des collecteurs. Espérons que les Hollandais, instruits par la disgracieuse expérience de leurs voisins, sauront conserver en Fi-ies- land le beau joyau de leur faune lépidoptérologique dont la décou- verte, relativement très récente, fut un événement entomologique sen- sationnel.

Note sur Panorpa communié L. [Mecoptera] en France par J.-L. Lacroix.

N'ayant pas à ma disposition l'espace nécessaire, je m'efforcerai d'être bref. Les figures que je donne (j'ai en limiter le nombre) m'aideront dans cette tâche. Panorpa communis L. se présente en France sous divers aspects qu'il est utile, je crois, de connaître. C'est une espèce très polymorphe. Quelques auteurs, et des plus autorisés, n'admettent pas de formes; pour eux, il y a un Panorpa communis et

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c'est tout. La raison qu'ils invoquent est qu'entre ces formes se ren- contrent toute une gamme d'intermédiaires; il devient difficile alors

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Fig. 1. Formes françaises de Panorpa comntunts L.

d'élablir des limites précises. Disons tout de suite qu'ils ont raison et quoique je conserve quelques-unes' de ces formes, j'avoue que l'exa- men d'un grand nombre de sujets met quelquefois dans un réel embarras, au moins pour certaines d'entre elles. La forme qu'il est possible de considérer comme typique et qui

18 Bulletin dr la Société entomologique de France.

servira de point de départ est celle représentée figure 1, V. Je me dispense de la décrire; c'est la forme bifasciata de Klapalek (1896). Mais il la ut dire tout de suite que les premières fascies, celles plus rapprochées de la base, ne sont pas toujours complètes aux quatre ailes. Tantôt elles le sont seulement aux supérieures, tantôt seulement aux inférieures; c'est une étape vers la forme suivante. De même, la fascie subapicale (ou ptérostigmale) n'est pas forcément en K complet, le jambage interne seul peut l'être. Cette forme se rencontre partout en France. Peut-être toutefois, est-elle plus abondante dans certaines régions; c'est ce que je m'elïorcerai de savoir. Les 9 paraissent être un peu plus nombreuses que les cf, pas beaucoup plus cependant (56 °/o environ). W.-J. Lucas (1910) ne l'indique pas d'Angleterre.

La deuxième forme est représentée figure 1, l. C'est la vulgaris de Imhoff (1836-45) et la diffinis de Mac Lachlan (1869). Au lieu d'une fascie à la base des ailes, il y a deux taches plus ou moins grandes et plus ou moins éloignées l'une de l'autre. La fascie subapicale est entière au moins dans son jambage interne ; elle est complète quelque- fois. Aucune tache ne fait défaut. Il existe, entre cette forme et la pré- cédente, des intermédiaires que j'ai rapidement indiqués plus haut. Je crois néanmoins qu'il est possible de la séparer assez facilement. Vul- garis pourrait donc être maintenue. Cette forme n'est guère plus abondante que la première dans la région de l'ouest de la France. Il reste à savoir comment elle se comporte dans les régions plus septen- trionale et plus méridionale. En tout cas, on la rencontre dans toute la France. Les cf semblent dominer (environ 60 %).

La forme donnée dans la figure 1, II est celle que Klapalek (1896) a appelée unifasciata (nec W.-J. Lucas). Elle est difficile à bien séparer de la précédente quand on a sous les yeux une série assez importante. Les taches sont très petites, une ou deux peuvent même manquer ; la fascie subapicale est entière dans son jambage interne. Entre vul- garis et unifasciata se rencontrent de trop nombreux intermédiaires qu'on ne sait pas toujours placer. Je crois qu'unifasciata pourrait être réunie à vulgaris. J'ai peu d'exemplaires qui répondent assez exactement à cette forme (11 de France : 8 du département de l'Oise; 2 des Deux-Sèvres; j'ai vu bien peu d'exemplaires du Lyonnais envoyés par le D"" Riel). Cette forme pourrait bien être assez com- mune dans des zones plus septentrionales. Elle comprend les deux sexes avec prédominance des cf semble-t-il.

La quatrième forme est représentée figure 1, III. C'est la cognatne- formis de Klapalek (1896) et ma Couloni (1913). Je ne connaissais pas le travail du naturahste de Prague quand j'ai créé ma Couloni. La

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figure i , III donne le dessin des ailes d'an exemplaire caractéristique de ma collection. Celle de Klapalek a plus de petites taches; mais la îascie subapicale est coupée dans sa longueur au niveau de la fourche de M 1-^-2. C'est là, je pense, le principal caractère qui la sépare à'unifasciata avec une diminution très sensible (ou même disparition) des autres ^taches. On rencontre cependant des exemplaires chez qui ce caractère est net aux ailes supérieures, tandis qu'aux inférieures on retrouve l'aspect d'unifasciata et inversement. Ils sont toutefois peu nombreux. A mon point de vue il est plus facile de séparer cette forme que la précédente. Cognataefonnis ne semble pas très abon- dante en France comparativement à la pretnière et à la deuxième formes. Un seul exemplaire me vient des Deux-Sèvres; les autres de ma collection sont du Calvados et de l'Oise. Dans mes séries, les Q sont en plus grand nombre.

La figure I, IV représente ma forme aperta (1914). Elle est surtout caractérisée, comme je l'ai dit (1914), par une véritable dissociation de la tache apicale dans laquelle il se produit des sortes d'ouvertures, des fenêtres. De plus, cette tache ne touche pas, ou seulement par quelques points à l'extrémité de l'aile. Il peut arriver, et c'est le cas dans la figure 1, IV, que cette tache disparaisse presque. J'ajoutai alors (1914) : un simple vestige de cette tache caractériserait encore aperta ; sa dis- parition complète justifierait, à mon avis, une appellation nouvelle. J'ai sous les yeux, au moment j'écris ces lignes, deux exemplaires de Dalhem et de Vieux- Ville (Belgique, envoi Lestage) et un de Sil- lery (France) qui paraissent appartenir à cette forme; mais un examen attentif ne me permet pas de les y placer. On n'y trouve pas cet aspect bien spécial de la forme que j'ai décrite. Je n'ai jamais rencontré aperta dans l'ouest de la France et c'est ce qui, à mon avis, lui donne un réel intérêt. Le musée d'Elbeuf a le premier type de cette forme ; l'échantillon a été trouvé en Seine-Inférieure (1914, p. 93, fig. 2). J'ai dans ma propre collection (contenant près de 300 P. commums) quatre autres spécimens : un cf ressemble au type du musée d'Elbeuf et vient du Calvados (LoisELLE);deux autres 9 (une du Calvados, envoi LoisELLE, l'autre de l'Oise, don de D. Lucas) répondent au deuxième aspect (1914, p. 94, fig. 3) ; le quatrième 9 , également du Calvados (Loiselle), est celui donné dans la fig. 1, IV de la présente note; c'est la forme extrême.

Je n'ai jamais vu en France un seul exemplaire chez qui la tache apicale ait totalement disparu. W.-J. Lucas (1919) a rencontré cette forme en Angleterre et l'a décrite une première fois sous le nom à.'uni- fasciata (n